Sous la direction de
Caroline Désy, Annie Gérin et Simon Harel
avec la collaboration de Denyse Therrien
Traces d’appartenance:
de nouvelles avenues pour la recherche sur la construction des identités
La notion d’identité a constitué, au cours des dernières décennies, un lieu de réflexion privilégié. Au Québec, notamment, la thématique de la construction des identités a permis de déployer un important chantier théorique. L’identité était-elle fondement d’une culture, sa manifestation principale?

Lors d’un colloque organisé en 2008, sous l’égide du CELAT, les intervenants ont souhaité aborder le domaine de l’identité avec un regard neuf. Nous avons retenu l’idée de « traces d’appartenances ». Le champ sémantique de ces « traces » est vaste. Les dictionnaires donnent ainsi plusieurs significations au mot: suite d’empreintes ou d’impressions observables sur le sol, mais aussi marque laissée par une maladie, ou encore impression faite par un événement, une situation. L’appartenance, quant à elle, se trouve au centre du processus identitaire dans la mesure où elle fonde un lien entre les individus, leurs communautés et leurs territoires. Identité et appartenance sont des notions complémentaires: la première répond à la question du « qui suis-je? », la seconde, à celle du « comment suis-je avec qui? ». L’identité relie l’individu à des groupes à travers la socialisation, tandis que la questions de l’appartenance concerne les modes d’affiliation.

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Les cahiers du CELAT / UQÀM
Publié par les Presses de l’Université du Québec à Montréal
ISBN: 978-2-92366-07-4