Augustin NSANZE
Le Burundi ancien
L’économie du pouvoir
de 1875 à 1920
La société burundaise présente, au XIXe siècle et encore à l’aube de XXe, les traits généraux d’une féodalité. Le contrôle de la terre par le pouvoir royal a permis de développer dès avant un système tributaire qui confond pouvoir économique et système politique. Les domaines royaux et les terres des princes constituent la clef de voûte de ces rapports. Paysans, agriculteurs, éleveurs ou artisans y doivent des corvées et autres prestations.
Après 1895, cette appropriation du surproduit reste inscrite dans les besoins des cours royales et princières du Burundi allemand, avec une économie orientée vers une production de biens de consommation plutôt que de marché.
À l’aube du XXe, la pression démographique conjuguée à la prolifération des commandements, rend le système tributaire de plus en plus onéreux. Dans certaines régions, la situation des paysans empire car ils sont également pressurés désormais par l’administration coloniale pour construire les routes et pour défricher, quand ce ne sont pas les missions catholiques qui les astreignent à participer à leur établissement.
Pour pallier le manque de données chiffrées, l’auteur utilise ingénieusement archives coloniales et récentes, littérature ethnographique et historique, ainsi que des enquêtes orales couvrant tout le pays.

Augustin NSANZE est né en 1953 au Burundi. Historien (Paris – Sorbonne) et chercheur (Université Laval, Québec). A déjà publié Un domaine royal au Burundi : Mbuye env. 1850-1945 à la Société Française d’Histoire d’Outre-Mer.

Hors collection
Autres ouvrages publiés par des chercheurs du CELAT
Publié par L’Harmattan
ISBN: 2-7475-1303-3, 2001
350 pages
Non disponible au CELAT