Caroline Legrand
La quête de parenté
Pratiques et enjeux de la généalogie en Irlande
La généalogie recouvre une dimension identitaire évidente. Elle permet à tout un chacun de penser sa propre continuité tout en confortant sa filiation et son ancrage territorial. Intime et personnelle, la généalogie n’échappe cependant pas à des instrumentations institutionnelles. Signe de la marchandisation des affaires de parenté, des commerces se développent autour de l’expertise généalogique et des industries se créent pour inscrire la quête des origines au cœur de politiques touristiques et patrimoniales. À l’heure où la découverte de liens de filiation se monnaye à l’échelle internationale, l’ethnologue s’interroge sur les imaginaires sociaux que défendent les adeptes de généalogies irlandaises et sur la possibilité réelle ou fantasmée qu’ils ont de s’inventer une parenté et de se fabriquer un réseau d’appartenance sans toucher aux biens d’autrui.

Caroline Legrand a obtenu son doctorat d’ethnologie à l’EHESS (Paris). Membre de la Société française d’Études Irlandaises et affiliée au Laboratoire d’Anthropologie Sociale, elle bénéficie d’une bourse postdoctorale du Soi et l’Autre . Accueillie par le CELAT (au Québec), elle y étudie les processus d’apparentement dans l’Irlande des migrations.

Hors collection
Mémoires, thèses et autres travaux publiés par des étudiants du CELAT
Publié par Les Presses de l’Université Laval
2-7637-8345-7, 2005
163 pages