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Marie Carani
L’oeil de la critique
Rodolphe de Repentigny,
écrits sur l’art et théorie esthétique
1952-1959
On sait peu de choses sur la critique d’art des années 1950 au Québec et encore moins sur le rôle joué par Rodolphe de Repentigny. Ses écrits sur l’art constituent, à l’époque, le corpus le plus développé et le plus structuré, touchant à la fois la pratique artistique et les nombreux aspects du milieu socio-culturel. Théoricien, peintre et principal animateur du groupe des Premiers Plasticiens de Montréal, il rédige aussi le Manifeste du mouvement et s’engage, par son ton et son style, dans une défense passionnée de l’art abstrait géométrique, qu’il perçoit comme une alternative valable à l’automatisme. Dans la foulée de Mondrian, il définit une conception inédite de la peinture : le plasticisme, sur la base d’un monde formel en équilibre.

C’est tout un tableau d’époque qui se dégage de la présente étude sur l’évolution des idées sur l’art au Québec. Au fil du document, on découvre le caractère original et polémiste de la démarche de Rodolphe de Repentigny, la transformation esthétique décisive qu’elle génère dans le milieu artistique de Montréal, la signification et la portée de son action qui concernent, en priorité, la peinture pratiquée et l’émergence de la non figuration.

Née à Québec, Marie Carani est chercheure au CELAT, et professeure d’histoire et de théorie de l’art contemporain à l’Université Laval. Elle a fait ses études à l’Université Laval et à l’UQAM, où elle a obtenu un Ph. D. en sémiologie. Elle a publié plusieurs articles en esthétique, en sémiotique visuelle, sur l’histoire de l’art contemporain au Québec et des réflexions critiques sur l’art actuel.

Publié aux éditions du Septentrion
ISBN 2-921114-45-3, 1990
299 pages, 20 $