Sous la direction de
Karine Drolet et François Gonin

L’Artifice

Entre la traditionnelle dévalorisation de l’artifice — historiquement soupçonné d’être aussi mensonger que trâitre, pâle reflet de la vérité — et sa soudaine mais peut-être trop enthousiaste glorification sous la forme de la technique, maîtrise et mainmise de l’homme sur le monde, il convient de tracer une troisième voie, et ce, en cherchant à penser l’artifice lui-même, au-delà ou en deçà de toute position axiologique.

Qu’est-ce que l’artifice ? Est-ce l’art, l’ornement, la technique ? Est-ce cet « apport de néant » dont parlait Peter Sloterdijk, cet excès du nihil qui permet de déstabiliser jusqu’à la pensée de l’être et, par là, d’échapper aussi bien à l’accusation qu’à la célébration forcée ? Car à la question « qu’est-ce que l’artifice dans le réel ? », il convient désormais d’ajouter : « qu’est-ce que le réel, sinon l’œuvre de l’artifice ? »

Cahiers du CELAT/UQAM
Publié par le CELAT
ISBN 2-920576-85-2, 2006
160 pages
Prix 15,00 $