Parution de l’ouvrage Djihadisme, radicalisation et islamophobie en débats – Khadiyatoulah Fall

L’ouvrage Djihadisme, radicalisation et islamophobie en débats, sous la direction de notre membre Khadiyatoulah Fall, est paru en juillet aux Presses de l’Université Laval dans la collection « Intercultures ». La publication comprend des contributions de Mouloud Haddad, Myriam Benraad, Khadiyatoulah Fall (CELAT), Mouhamed Abdallah Ly, Mohamed Cherif Ferjani, Mounia Ait Kabboura (CELAT), Sami Zegnani, Mohamed Ali Adraoui, Haoues Seniguer, Elyamine Settoul, Moussa Khédimellah et Samir Amghar.

Extrait de la présentation de l’éditeur : « Les recherches sur les phénomènes de radicalisation islamique qui furent très actives entre 2015 et 2020 donnent l’impression de s’essouffler. La littérature sur la radicalisation islamique devient moins abondante. En effet, les revers militaires que l’État islamique (EI) a connus et, par ricochet, l’affaiblissement de sa capacité de nuisance et de mobilisation en Occident ont conduit un certain nombre de chercheurs à se détourner de cette question de recherche. Il demeure cependant que la menace jihadiste existe toujours, en dépit du déclin de l’État islamique et de son démantèlement. Pour preuves, les attentats qui ont eu lieu en France et en Suisse ces deux dernières années. C’est en considérant cette récente réalité que nous avons décidé de réunir dans cet ouvrage les communications présentées lors d’un colloque international et multidisciplinaire sous le titre “La radicalisation dans tous ses états”, organisé en 2018 par la Chaire d’enseignement et de recherche interethniques et interculturels (CERII) de l’Université du Québec à Chicoutimi et le Centre de recherche Cultures-Arts-Sociétés (CELAT). Force est de constater que, trois ans après cette rencontre scientifique, le sujet est toujours d’actualité et mérite de continuer à faire l’objet d’une réflexion à la fois empirique et théorique. Bien que les articles aient été, en grande majorité, écrits avant le déclin de l’État islamique, ils conservent néanmoins leur pertinence. Loin d’être dépassés, ils sont toujours d’actualité et contribuent même à donner une “perspective heuristique” aux phénomènes de violence islamique, trop souvent tributaires d’analyses réalisées à chaud. La publication de ce livre a été rendue possible grâce aux soutiens financiers du Conseil de recherches en sciences humaines et sociales du Canada (CRSH), du CELAT, de la CERII et du Décanat de la recherche et de la création de l’Université du Québec à Chicoutimi. »