Conférence – Archéologie et droits de l’homme : une perspective latino-américaine

Mardi 14 janvier de 11h30 à 13h
salle du CÉLAT, DKN-5172, Université Laval

Pedro Paulo A. Funari est professeur d’archéologie historique à l’Université de Campinas au Brésil et chercheur associé à l’Illinois State University (États-Unis) et à l’Université de Barcelone (Espagne)
 
 
 

Affiche de la conférence

L’archéologie dans le monde contemporain est liée à la destruction, et donc à la lutte pour les droits de l’homme. Cela est vrai en général et plus encore en Amérique latine, victime pendant la Guerre froide (1947-1989) de la violence des guerres civiles et des dictatures. L’archéologie, dès ses origines, a été liée au nationalisme et à l’impérialisme, et en Amérique latine les dictatures ont causé d’immenses souffrances. À partir des années, en commençant par l’Argentine, les dictatures ont échoué et ont été remplacées par des démocraties. En conséquence, un des défis a été ce qu’on a appelé la «de transition», c’est-à-dire le passage d’une dictature à la démocratie et ses aspects juridiques. Une des questions concerne directement l’archéologie: l’étude de la répression politique à partir des vestiges matériaux, soit l’identification des morts (disparus, desaparecidos, missing people), soit l’analyse des centres de détentions ou lagers. L’Argentine a été pionnière avec la création de l’Équipe argentine d’anthropologie légale (Equipo Argentino de Antropologia Forense) peu après le retour à la démocratie en 1984. D’autres pays ont eu une transition plus lente, notamment le Brésil et le Chili, avec des conséquences soit pour la justice de transition, soit pour l’archéologie et les droits de l’homme. Cependant, dans les dernières années l’archéologie s’est centrée sur tous ceux qui défendent la lutte pour les droits de l’homme, et notamment sur les mouvements sociaux et les juristes.

 

Leave a comment