Colloque « L’urbain en cartes virtuelles »

Jeudi 30 avril 2015

Magali Uhl, directrice du CÉLAT-UQÀM et Annie Gérin, membre régulière du CÉLAT-UQAM vous invitent au colloque « L’urbain en cartes virtuelles / Virtual Maps of the Urban », le jeudi 30 avril 2015 de 9h00 à 16h30 au DC-2300, 279 rue Sainte-Catherine Est. Dans le cadre du colloque, aura lieu la soirée publique à la cinémathèque québécoise au 335 boulevard de Maisonneuve Est le jeudi 30 avril de 19h à 21h avec deux activités : 1- La conférence de Will Straw : Scène, réseau, nuit; 2- Le lancement de l’ouvrage : Formes urbaines : circulation, stockage et transmission de l’expression culturelle à Montréal. Will Straw, Annie Gérin et Anouk Bélanger (dir.), Montréal, les éditions esse, 2014.

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Affiche de la journée

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Programme du colloque

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Annonce de la soirée à la Cinémathèque québécoise

 

Présentation du colloque

Erwin Straus dans son ouvrage Du Sens des Sens (1935) a mis en évidence la différence entre l’espace géographique comme modélisation et l’espace du paysage comme horizon potentiel à réaliser. Alors que dans la cartographie classique chaque « ici » réel renvoie à un « là-bas » du plan, dans le paysage pensé par Straus, le promeneur chemine d’un « espace partiel » à un autre, car chaque « ici » de sa promenade, ne renvoie à rien d’autre qu’à lui-même. Reprenant cette métaphore du promeneur dans l’espace urbain, Alfred Schütz (Collected Papers II, 1942), a, pour sa part, insisté sur l’hétérogénéité des mondes vécus de l’habitant, de l’étranger et du cartographe : même s’il est question à chaque fois de la même ville, elle a pour chacun d’entre eux un sens bien particulier.

Imaginant la ville contemporaine comme un espace sensible ouvert à la pluralité des expériences, mais aussi comme un enchevêtrement d’entités closes en autant de noyaux de sens hétérogènes, le colloque présentera des propositions théoriques, performatives, plastiques, visuelles, sonores ou littéraires qui articulent différents points de vue disciplinaires et jouent sur des mises en correspondance ou des logiques associatives.

Subvertissant les cartographies traditionnelles, proposant des contre-récits d’espaces utopiques, poétiques ou politiques, imaginant des fictions conceptuelles ou encore utilisant les savoirs cartographiques comme levier de création, les projets et expérimentations présentés s’appuieront sur des techniques de captations, de visualisations ou des modélisations dans le champ actuel des humanités numériques ; elles s’inspireront aussi d’autres « arts de faire » (de Certeau, 1980), d’autres pratiques inventives poétiques et subtiles. Cartographier la ville, oui, mais autrement, en s’émancipant des traditions instituées, en bousculant les certitudes, en décloisonnant les disciplines pour imaginer et regarder la ville sous une nouvelle lumière, tel est l’objectif de ce colloque.

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